PARIS, 20 novembre (Reuters) - Les gérants spécialisés dans
le crédit n'ont pas la tâche facile en ce moment, avec le choix
entre des rendements très faibles et des risques très
importants, dit-on chez Schroders.
La partie jugée la plus sûre des obligations d'entreprises
coûte cher et offre des primes de risque réduites avec le
resserrement des écarts de rendement ("spreads") qui la
mesurent, a expliqué mercredi Julien Houdain, responsable
adjoint de l'équipe crédit Europe de la société de gestion, à
des investisseurs lors d'une conférence à Paris.
Quant à la partie la plus basse de la dette classée en
catégorie spéculative par les agences de notation ("high
yield"), elle présente des risques importants, a-t-il ajouté.
"Il faut être très sélectif à un moment où les spreads de
crédit offrent peu de protection quand vous vous trompez dans
votre allocation", a-t-il dit.
"Il faut se montrer sélectif, repérer les gagnants et éviter
les perdants."
L'expert de Schroders a souligné un contexte difficile avec
le ralentissement de la croissance dans une atmosphère de fin de
cycle et la montée des risques géopolitiques ainsi que des
inégalités.
Les banques centrales restent accommodantes mais leur
puissance de feu est limitée, ce qui explique leur souhait de
voir la dépense budgétaire prendre le relais de la politique
monétaire, a-t-il ajouté.
Dans cet environnement, Schroders réduit son exposition au
"high yield" et se concentre sur la dette classée en catégorie
investissement ("investment grade"), au sein de laquelle elle
adopte un positionnement défensif en privilégiant les
entreprises les moins exposées au cycle économique.
Schroders dit distinguer encore des opportunités sur la
dette émergente en monnaie forte avec, là aussi, l'obligation de
se montrer sélectif.
(Patrick Vignal, édité par Marc Angrand)
GESTION-Les spécialistes du crédit soumis à rude épreuve, selon Schroders
information fournie par Reuters 20/11/2019 à 15:10
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